Ouverture à Libreville de l’atelier de formation des Magistrats et Greffiers des juridictions pour enfants

L’accès à la justice des enfants dans les affaires concernant la violence, la traite et le régime de protection judiciaire, préoccupe les plus hautes autorités gabonaises. Pour apporter une réponse à cette problématique, le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Chargé des Droits Humains, Augustin Emane, a procédé le lundi 09 mars 2026 à l’ouverture à Libreville de l’atelier de formation et de renforcement des capacités des Magistrats et Greffiers intervenant au sein des juridictions pour enfants.

Occasion donnée à Monsieur le Ministre de revenir lors de la cérémonie d’ouverture sur la place particulière qu’occupent les juridictions pour enfants dans le système judiciaire gabonais. Il a indiqué qu’elles incarnent une justice spécialisée, attentive aux réalités sociales et familiales et guidée par le principe fondamental de l’intérêt supérieur de l’enfant.

L’enfant occupe une place centrale dans la vision de développement portée par les plus hautes autorités de l’Etat. Le Gabon s’est résolument engagé dans un processus de renforcement des mécanismes de protection des droits de l’enfant sous le magistère de Brice Clotaire Oligui NGUEMA, Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement. En témoigne, l’adhésion du pays en novembre 2025 à l’alliance mondiale des Nations Unies pour mettre fin à la violence contre les enfants, a indiqué le Membre du Gouvernement.

Une initiative internationale qui a permis au Gabon de réaffirmer sa volonté de consolider un environnement protecteur pour chaque enfant, de promouvoir des systèmes judiciaires adaptés aux mineurs et de garantir une réponse institutionnelle efficace face aux situations de violence, d’exploitation ou de négligence, a-t-il ajouté.

Il a formulé le vœu que les conclusions et recommandations issues de l’atelier puissent nourrir les réformes en cours et contribuer durablement au renforcement du système de justice pour enfants.

Pour le Membre du Gouvernement, l’avenir d’une Nation se mesure à la manière dont elle protège ses enfants. Assurer leur sécurité, préserver leur dignité et garantir leurs droits constituent une obligation juridique et un devoir moral pour la société.

A travers cet atelier de renforcement des capacités dont la clôture est prévue pour le vendredi, 13 mars 2026, le Gouvernement Gabonais et l’Unicef, visent un objectif : Renforcer les capacités professionnelles des magistrats affectés au sein des juridictions pour enfants pour une justice efficace et efficiente, qui garantit le respect des droits de ces derniers dans toutes les situations (enfant victime de traite transfrontalière, survivant et/ou témoin ou auteur de violences.

Cet objectif général intègre trois (3) résultats spécifiques attendus. Ils cadrent avec les enjeux du droit national, international et régional que ce soit en matière de protection ou pénale.

Les magistrats et Greffiers auront acquis une compréhension des besoins spécifiques des enfants selon la nature de l’infraction pour laquelle ils sont survivants, victimes, auteurs ou témoins ; des aptitudes pour traiter les affaires avec sensibilité et notamment le cas transfrontalier de la traite impliquant les pays d’origine et/ou de transit ; des compétences pour prendre des décisions éclairées dans l’intérêt supérieur de l’Enfant.

Madame Dina Rakotoharifetra, Représentante adjointe du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef) partenaire technique, est revenue sur les indicateurs de protection de l’enfant 2021-2023 qui témoignent d’une hausse des cas de violences entre enfants et d’une amélioration des mécanismes de signalements désormais mieux structurés et mieux centralisés au Gabon.

Notons que cet atelier de formation est organisé par le Tribunal de Première Instance de Libreville par l’entremise de la Juridiction pour enfants y rattachée que préside Madame Rose Pétunia EVOUNA.